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Liste Paris 100% à gauche soutenue par la LCR

 

conduite par Sylvain Pattieu et Soraya Al-Fahham

dans le Xe arrondissement de Paris

 

par Anne Leclerc et Fabien Villedieu

dans le XVIIIe arrondissement de Paris

 

Réponses aux questions du club de skate parisien

pour les candidats aux municipales

 

 

Les questions sont en italique

Nos réponses sont en gras

 

Petite précision : nos militants et candidats sont des salariés, pas des professionnels de la politique. Ne disposant pas de collaborateurs d'élus appointés, nous ne sommes donc pas en mesure de rentrer pour chaque question dans les détails les plus techniques.

 

1/ Etes vous favorable au développement des sports de glisse à Paris ?

 

Oui, nous sommes favorables au développement des sports de glisse à Paris, à partir du moment où il existe une demande donc des besoins en ce domaine.

 

2/ Vous engagez vous à ne pas interdire le skateboard en ville ?

 

Sachant qu’aujourd’hui skater et roller sont considérés comme des piétons et que la pratique en ville est régie par un arrêté municipal qui date de 1862 pour « jeux dangereux sur la voie publique ».

 

Le skateboard doit avoir sa place en ville, dans la mesure bien sûr du respect des autres utilisateurs de l’espace public. Mais cette pratique ne doit pas être stigmatisée. Trop souvent, en partie parce que ses pratiquants sont jeunes, le skate-board et le roller sont mal considérés. Le manque de lieux dédiés à une pratique sportive conduit aussi certains pratiquants à utiliser des espaces qui ne sont pas prévus à cet effet. Une municipalité de gauche, au service de ses habitants, doit avoir le souci de permettre l’épanouissement de tous les besoins de l’espace public, toutes les « cultures », y compris les cultures « jeunes ».

 

3/Etes vous favorable à l’élaboration d’un véritable statut des rollers & skateurs ?

 

Nous sommes favorables à l’élaboration d’un véritable statut des rollers et skateurs. Un tel statut devrait résulter d’une concertation et être élaboré en lien avec les associations de rollers et de skateurs, et avec les pratiquants. 

 

4/ Nous demandons que les voies de vélos deviennent des voies vertes ouvertes à tous les moyens de déplacement écologique. Etes vous d’accord avec ce principe ?

 

Les divers modes de transport utilisés à Paris entraînent des conflits d’usage de l’espace public entre différents usagers. Les skateurs, souvent jeunes (même si heureusement l’usage du skate n’est pas seulement réservé aux jeunes), ne sont pas toujours les mieux pourvus en associations et en porte-parole capables de défendre leurs intérêts (même si l’existence et l’activité de votre association montrent que ce n’est pas toujours le cas). Nous sommes favorables à l’extension des voies cyclables, mais ce dernier mode de transport ne doit pas s’imposer au détriment d’autres moyens de déplacement écologiques comme le skate ou le roller. Nous pensons donc que les voies de vélos pourraient devenir des voies vertes ouvertes à tous les moyens de déplacement écologiques.

 

5/ Quelle sera votre politique associative ? Allez vous aider les associations à se développer et avec quels moyens ?

 

Nous sommes favorables à un développement des associations (pas seulement celles de skate et de roller d’ailleurs), dans la mesure où il ne s’agit pas pour la municipalité de se défausser de ses responsabilités de service public sur les associations. Nous sommes favorables à tout ce qui participe à l’auto-organisation, à l’investissement de la population dans la vie publique. Dans ce cadre, les associations doivent recevoir un soutien municipal sous la forme de subventions, de contacts avec les services techniques et de relations avec les élus, qui doivent entendre et prendre en compte la parole des associations. Les subventions sont le seul moyen de permettre aux associations de fonctionner avec de véritables emplois qui n’exposent pas les salariés à la précarité et n’entraînent pas une instabilité et l’impossibilité d’un travail sur le long terme. Elles doivent être attribuées en fonction des projets, des besoins, de la surface sociale ou de l’utilité publique des associations, et ce en toute transparence afin d’éviter tout risque de clientélisme. A partir du moment où les associations de skate représentent un besoin pour une partie de la population, elles doivent bien sûr avoir droit à des subventions, bénéficier d’emplois qualifiés et stables.

Enfin, dans le cas spécifique des associations de skate, une concertation avec la mairie serait nécessaire en ce qui concerne la voirie afin de travailler à l’amélioration des revêtements des pistes cyclables ou voies vertes, afin d’éviter les risques d’accident.

 

6/ Equipements :

Etes vous favorable à la construction d’un centre culturel et sportif dédié à ces cultures dans Paris et pas au bord du périphérique dans les marges de la ville ?

 

Nous y sommes favorables dans la mesure où un tel projet doit faire partie intégrante la vie de la cité. Les sites proposés par le projet Logic Skatepark sont à étudier, et paraissent intéressants. On peut regretter toutefois l’attribution par la municipalité Delanoë au grand groupe industriel Lagardère de la concession de la Croix Catelan, site prestigieux de six hectares au cœur du Bois de Boulogne. Un tel site, même s’il n’est pas au centre de Paris, aurait pu permettre la mise en œuvre de tels projets sportifs et culturels au service de la population de Paris et de ses environs.

 

Nous proposons la création de LOGIC SKATEPARK, un skatepark écologique en ville pour sensibiliser les jeunes urbains aux problèmes environnementaux dans un espace vert de la ville de Paris, avec de nombreuses activités culturelles et éducatives.

Soutiendrez vous ce projet ?

 

Nous soutiendrons ce projet, qui nous paraît être une bonne idée, dans la mesure où ses objectifs restent sportifs, culturels, sociaux, éducatifs et non lucratifs.

 

 

Pour conclure, nos élus, si nous en avons, seront disponibles pour travailler avec vous et maintenir la pression sur la municipalité sur ces questions. Nous espérons bien, même si nous n’avons pas d’élus, poursuivre le dialogue engagé et mener avec vous des combats communs.

 

Pour les listes Paris 100% à gauche, soutenues par la LCR,

 

Anne Leclerc et Sylvain Pattieu

 

 

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Liste Paris 100% à gauche soutenue par la LCR

conduite par Sylvain Pattieu et Soraya Al-Fahham

 

Réponses aux questions des conseils de quartier

pour les candidats aux municipales

 

Les questions des conseils de quartier sont en italique

Nos réponses sont en gras

 

Petite précision : nos militants et candidats sont des salariés, pas des professionnels de la politique. Ne disposant pas de collaborateurs d'élus appointés, nous ne sommes donc pas en mesure de rentrer pour chaque question dans les détails les plus techniques.


E. Urbanisme

 

13-Quels engagements pouvez-vous prendre sur les projets suivants, exprimant des demandes prioritaires des conseils de quartier ?

 

Concernant tous ces projets, des arbitrages budgétaires concernant le calendrier des priorités sont nécessaires. Ils pourraient être envisagés dans le cadre de conseils interquartiers afin de disposer d’une vision globale sur l’arrondissement. De même, l’instance parisienne interquartiers que nous envisageons ci-dessus permettrait le développement de priorités globales partagées. Aussi ne pouvons nous pas nous engager sur des mesures précises concernant chaque projet. D’autant que des questions comme celle du logement social, des crèches, des écoles et des services publics municipaux, peu abordées dans ce questionnaire, constituent des priorités sociales d’urgence, donc des axes importants de notre programme.

Afin de trancher entre les différents projets et aménagements, des référendums pourraient être envisagés, soit à l’initiative de la Mairie soit dans des conditions bien précises (campagne menée par un certain nombre d’habitants) par la population elle-même.

 

  • L’aménagement de la gare de l’Est ?

(Parvis ? garage des bus ? Nouveaux espaces verts ? Couverture des voies ?)

 

Des aménagements sont nécessaires, et les nouveaux espaces verts sont particulièrement importants. A cet égard, le projet du Charles de Gaulle Express nous paraît davantage correspondre aux besoins d’hommes d’affaire fortunés qu’a ceux de la population. Un tel projet est très onéreux et ne profite qu’à une faible partie de la population.

 

  • Faire de l’îlot Saint-Laurent un vrai espace de vie et de convivialité ?

(Parvis ? Square ? Rénovation de l’église ?)

 

La rénovation de l’Eglise, historiquement très importante, doit être essentiellement financée par l’Etat. Le jardin doit être accessible à tous. Dans le cadre de l’aménagement de la Gare de l’Est, il faut associer la population et les urbanistes avec lesquels elle souhaite travailler à une remise en valeur de l’îlot.

 

  • La place du marché Saint-Martin ?

(L’aménagement actuel est très en-deçà de ce que souhaitent les habitants .)

 

  • L’offre d’espaces sportifs ?

 

Il y a un manque évident d’espaces sportifs, même si cette question n’est pas facile à résoudre car elle pose une question de place. L’aménagement de nouveaux espaces sportifs doit être étudié (espace St Lazare par exemple pour un grand gymnase ?). La couverture des voies des gares pourrait aussi être une piste. La pratique du sport dans le cadre scolaire souffre notamment de temps de transport long. En attendant des aménagements, la Mairie pourrait faciliter l’accès à des cars scolaires plus nombreux pour de tels déplacements.

 

  • La place T10 ?

 

 

14- Comment allez-vous poursuivre la concertation pour le suivi des projets en cours de réalisation ?

 

Même réponse que pour la question précédente : il y a des arbitrages à effectuer qui ne seront pas uniquement les nôtres, mais doivent résulter de l’expression des choix de la population.

 

  • L’espace Saint-Lazare ?

 

La concertation sur ce projet, entamé depuis plusieurs années, doit être accélérée, afin que le jardin soit enfin terminé et que le problème du parking soit résolu à la satisfaction des habitants.

 

  • Le Balcon vert ?

 

 

F. Cadre de vie

 

15-Quels engagements pouvez-vous prendre sur les demandes suivantes des conseils de quartier ?

 

Dans la mesure des arbitrages budgétaires nécessaires, nous souhaitons faire avancer ces projets, qui nous paraissent importants. Là encore, il faut envisager des référendums locaux.

 

  • Verdissement du Xème ?

(Jardins partagés ? Jardinières ? Squares existants ? Couverture de voies ?)

 

Il est clair que le Xe manque cruellement d’espaces verts, mais aussi de parcelles susceptibles de les accueillir. Les rares constructions nouvelles pourraient être obligées, afin d’obtenir leur permis, d’assurer une certaine superficie de jardin, accessible au public, autour de leur rez-de-chaussée… Les jardins verticaux sur les murs pignons pourraient être installés par la municipalité, sur convention avec les copropriétés. En fonction des moyens financiers disponibles, la couverture partielle des voies des gares pourrait fournir quelques hectares de verdure supplémentaire, ainsi que des terrains de jeux de ballon…

  • Piétonisation et végétalisation des rues dans l’arrondissement, en concertation avec les habitants ?

 

Une modernisation, voire un assouplissement de la réglementation actuelle seraient souhaitables afin d’encourager les initiatives citoyennes de végétalisation, en plus des efforts municipaux dans ce sens.

 

  • Réduction des nuisances sonores dans l’arrondissement ?

 

Une réduction de la vitesse des véhicules serait un aspect important (notamment par la mise en place de dos d’âne plus efficaces). C’est aussi la question des normes de construction des véhicules (et particulièrement des deux roues motorisées) qui est posée. 

 

G. Avenir du canal Saint-Martin :

 

16-Quels engagements êtes-vous prêt-e à prendre sur les souhaits des conseils de quartiers riverains concernant l'avenir du canal ?

 

  • Sécuriser les acquis : maintenir l'opération canal piéton le dimanche et les jours fériés, de 10h à 18h en hiver et 20 heures en été, comme cela est le cas à travers l'opération actuelle de la ville de Paris "Paris respire", avec sécurisation du site et contrôle policier des accès riverains motorisés

 

Nous sommes favorables à cette mesure.

 

  • Réaliser l'extension géographique de canal piéton en direction de la rue du Faubourg du Temple, suivant les conclusions des études réalisées et expérimentées en 2007, avec sécurisation du site et contrôle policier de tous les accès riverains motorisés

 

Nous sommes favorables à cette mesure.

 

  • Élaborer une CHARTE d'utilisation du canal, en collaboration avec les habitants (Conseils de Quartier), les associations impliquées et les administrations responsables. Cette CHARTE devra définir les limites d'utilisation festive de site, mais également les règles d'utilisation citoyenne de celui-ci en particulier le soir, concernant les nuisances sonores et la consommation d'alcool Cette CHARTE devra être apposée de manière évidente et son imposition assurée par les services de Police, ainsi que l'ensemble des arrêtés existants en vigueur.

 

L’élaboration d’une charte pourrait être intéressante mais il faut rappeler que ce type de document ne possède aucune valeur coercitive. De manière générale nous pensons que dialogue et prévention valent mieux qu’intervention policière. Le canal doit rester un lieu convivial ouvert à toutes les populations, même si bien entendu les limites fixées par la loi sur le tapage doivent être respectées.

 

  • Réaliser une étude globale d'aménagement portant à fois sur l'urbanisme, la circulation et le traitement des espaces publics, sur la totalité du canal Saint Martin dans le 10ème arrondissement. Cette étude devra intégrer les principes généraux du RÉSEAU VERT, conformément au Voeu voté à l'unanimité de l'équipe municipale sortante au mois de Juin 2006.

 

Nous y serions favorables.

 

  • Définir le futur du bassin Louis Blanc 

 

Là encore, nous ne ferons rien sans concertation avec les habitants.

 

H- Circulation

 

17-Avez-vous l’intention de poursuivre l’aménagement de quartiers verts, zones 30 et aires piétonnes ?

 

Oui nous souhaitons poursuivre de tels aménagements.

 

18-Pensez-vous prolonger le Réseau vert, pour compléter l’axe Nord-Sud prévu par le projet ? Si oui, comment ?

 

Oui. Nous envisagerions ce tracé en lien avec l’association Le Réseau Vert et avec les riverains.

 

19 -Comment comptez-vous dissuader la circulation de transit et faire mieux respecter la limitation de vitesse (30 ou 15km/h) dans ces quartiers, y compris par les 2RM ?

 

Outre la réglementation, des dos d’ânes plus efficaces seraient nécessaires.

 

20-Quelles mesures comptez-vous prendre pour que la rue René Boulanger et les rues adjacentes correspondent à un véritable réseau vert (circulation douce et végétalisation)?

 

Pour la végétalisation, nous renvoyons aux arbitrages budgétaires. La participation citoyenne, avec des interventions des associations (dont des associations de commerçants), pourrait aussi agir sur le verdissement pour embellir et pour modifier le comportement des automobilistes. Des dos d’âne plus efficaces ont aussi un rôle à jouer.

 

21-Comment allez-vous améliorer les relations entre cyclistes et piétons, notamment boulevard de Magenta où les conflits sont nombreux ?

 

Le nombre accru de cyclistes est récent et il y a sans doute des habitudes à prendre de part et d’autre. D’ailleurs cela semble commencer à se faire. Mais ces pistes cyclables sont sans doute mal signalées, et si les comportements n’évoluent pas, alors peut-être faudrait-il envisager comme entre Belleville et Ménilmontant une voie cyclable clairement séparée du trottoir (à condition que les interdictions de stationner soient respectées !).

 

22-Qu’allez-vous faire pour continuer à développer les voies cyclables ?

(et en particulier pour compléter l’itinéraire cyclable Est-Ouest, sur l’axe Château d’eau à partir de la République ?)

 

Vu le développement du vélo aujourd’hui, il faut indéniablement plus de pistes cyclables. Nous sommes prêts à envisager ce compléter l’axe cyclable est-ouest, selon les principes définis plus haut (arbitrages budgétaires, concertation).

 

24-Avez-vous l’intention d’étendre le stationnement aérien et souterrain des véhicules automobiles et des deux roues ?

 

Remarque préliminaire : on ne peut réfléchir à ces questions en les déconnectant d’un plan global de circulation et de stationnement au plan parisien. De même faudrait-il des parkings gratuits aux portes de la capitale pour permettre aux habitants des banlieues d’y laisser leur véhicule lorsqu’ils viennent à Paris. Le développement de systèmes de voitures partagées et de co-voiturage participe aussi de ce plan global sur la place de la voiture en ville, comme le fait également le renforcement de l’offre de transports en commun.

 

L’extension du stationnement aérien et souterrain des véhicules automobiles et des deux roues est une question ardue car une telle mesure ne doit pas passer pour une incitation à l’usage de la voiture. En même temps des riverains sont aujourd’hui obligés parfois d’emprunter leur voiture donc de se garer. Il devrait être possible de leur fournir plus de possibilités de se garer hors de la voirie (ce qui permet de développer les pistes cyclables) par la création de parkings municipaux, en évitant ainsi d’enrichir les propriétaires de garages mis en location, objets d’une véritable spéculation aujourd’hui.

 

 

Annexes

Les passages suivants ne font pas partie du projet interquartiers, mais peuvent être utilisés par chaque CQ à son gré.

 

 

C PROPRETE 

 

9-Etes-vous prêt à promouvoir les actions suivantes ?

 

  • Pour relancer la dynamique de partenariat :

Faire un « bilan » du contrat propreté et l’actualiser

Rendre public les résultats propreté tous les 6 mois

Faire un débat une fois par an sur la question de l’environnement du Xème

 

Nous y sommes prêts.

 

  • Pour améliorer l’efficacité :

Se doter d’un programme « amélioration de la propreté du Xème »

Renforcer les ressources matérielles et humaines (en fonction du constat du bilan propreté)

Rendre effective, plus présente et plus visible la verbalisation des incivilités

 

Oui pour le renforcement des ressources matérielles et humaines (cf réponses précédentes). Sur la verbalisation des incivilités, il faudrait tout d’abord discuter de ce qu’on range sous ce terme. La verbalisation n’est pas toujours la meilleure solution et encore une fois il nous semble que la prévention vaut mieux que la répression. S’il nous semble évident que la propreté dépend des moyens dégagés centralement et de la volonté politique, ce qui implique un renforcement des ressources matérielles et humaines (cf réponses précédentes), l’attitude des usagers doit aussi être prise en compte. Est-il judicieux de laisser penser aux habitants qu’ils peuvent salir puisque de toute façon, les services de la Ville passent derrière eux pour nettoyer / puisque la Ville a des moyens importants pour passer derrière eux nettoyer ? Sur la manière de sensibiliser les habitants à ces questions, nous ne sommes pas pour favoriser le matraquage par grandes campagnes de publicité (cf. remarques plus haut) ni les OCNA (Opération coordonnée de nettoiement approfondi) qui, si elles se révèlent nécessaires ponctuellement, sont souvent des opérations de communication, l’arbre qui cache la forêt. Ainsi, c’est la structure du budget de la propreté qu’il faudrait repenser et réaménager de manière à favoriser les besoins réels, en terme d’effectifs notamment, et à éviter les cadeaux au privé.

 

  • Pour faire que la propreté devienne une préoccupation pour chacun

Placer la propreté comme une priorité de la politique municipale

Mener une campagne propreté volontariste, opérationnelle et rigoureuse ciblée, en particulier, sur les usagers du quartier et lui donner un caractère de leitmotiv dans la durée

Faire, en particulier, 2 opérations ciblées (type OCNA) par an sur les sites les plus critiques.

 

Même remarque que pour la question précédente. Avant de matraquer les usagers que la Mairie prenne ses responsabilités.

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Liste Paris 100% à gauche soutenue par la LCR

conduite par Sylvain Pattieu et Soraya Al-Fahham

 

Réponses aux questions des conseils de quartier

pour les candidats aux municipales

 

Les questions des conseils de quartier sont en italique

Nos réponses sont en gras

 

Petite précision : nos militants et candidats sont des salariés, pas des professionnels de la politique. Ne disposant pas de collaborateurs d'élus appointés, nous ne sommes donc pas en mesure de rentrer pour chaque question dans les détails les plus techniques.

 

A . Démocratie locale

 

1 Comment envisagez-vous votre rôle et vos relations avec les instances créées par la loi pour favoriser la "démocratie locale" ?   

 

Les élus doivent être au service de la population qui doit avoir les moyens de les contrôler. Dans ce cadre il faut aller plus loin en matière de démocratie locale.

Nous prônons la démocratie participative, si souvent récupérée et déformée, en référence à l’expérience de la ville brésilienne de Porto Alegre dans l’Etat Rio Grande de Sul.

Le maire et son équipe municipale, militants de l’équivalent de la LCR au Brésil, avaient mis en place un système de conseils de quartier qui disposaient d’un véritable pouvoir de décision démocratique, d’un budget et d’un droit de regard sur l’action des élus.

Selon nous la démocratie locale passe par un véritable pouvoir de contrôle et d’initiative des conseils de quartier. Leurs avis, demandes, vœux doivent être obligatoirement examinés par le conseil d’arrondissement.

 

2 Que signifie en pratique la "concertation" pour vous ? A quoi vous engage-t-elle vis-à-vis de vos interlocuteurs des CQ ?

 

Le conseil d’arrondissement doit se prononcer sur les vœux des conseils de quartier, le Conseil de Paris doit faire un bilan tous les six mois des vœux émis par les CQ. Il doit y avoir de l’écoute de la part des élus. Les conseils de quartier doivent pouvoir se prononcer sur les équipements et les services de l’arrondissement, et les élus doivent mener la bataille avec eux quand la responsabilité de l’Etat ou du Conseil de Paris est engagée. Les CQ ne doivent pas être une instance de validation de décisions prises à un autre niveau mais un lieu de débat, de proposition et de décision en ce qui concerne les aménagements locaux.

 

3. Comment entendez-vous faciliter leur fonctionnement, donner de la  crédibilité aux conseils de quartier, et motiver ainsi les habitants acceptant d'agir bénévolement dans ces instances ?

 

Les conseils de quartier doivent disposer d’un véritable pouvoir de décision sur un plus grand nombre de projets. Un adjoint à la démocratie locale doit être nommé. Il faut développer l’information autour des CQ, l’affichage actuel est insuffisant. Leurs réunions, ordre du jour, compte rendus doivent faire l’objet d’une large publicité. Le rôle de l’élu doit consister à leur apporter son soutien pour voir aboutir leurs revendications et projets.

Il faut souligner cependant que motiver les habitants pour participer aux CQ nécessite aussi des changements qui ne dépendent pas directement de la municipalité, car les CQ ne sont pas complètement représentatifs de la population du quartier. Il faudrait diminuer massivement le temps de travail car il est notamment difficile pour les salariés de participer activement à des activités extra-emploi. De même, pour encourager la participation actuellement très faible des habitants d’origine étrangère non francophones, il faudrait assurer la présence d’interprètes.

 

 4. Pour que les instances de démocratie locale puissent effectivement jouer leur rôle de partenaires des élus de la Ville et de l'arrondissement, que pensez-vous des dispositions suivantes :

 

  • déléguer un maire-adjoint, conseiller de Paris, à la démocratie locale et à la vie associative?

 

Oui nous y sommes favorables.

 

  • désigner des "élus référents" convaincus de l'utilité de ces instances et disposés à co-opérer avec les équipes d'animation pour faciliter la communication avec les habitants et la prise en considération de leurs souhaits et projets ?

 

Oui c’est un moyen de prendre vraiment en compte les vœux des conseils de quartier.

 

  • soumettre au vote du Conseil d’arrondissement les vœux émis par les CQ ?

 

Bien entendu sinon ils ne resteront que des vœux pieux (et en général à la LCR nous ne sommes pas très pieux).

 

  • organiser rapidement une concertation avec des représentants des équipes d'animation afin de faire un "état des lieux" et de définir les modalités du « travailler ensemble » ?

 

Oui, cette mesure pourrait être prise immédiatement sans grande difficulté : c’est une question de volonté politique.

 

  • prévoir, sur demande motivée, des rencontres avec les services "techniques" compétents - y compris à l'Hôtel de Ville - afin d'échanger en temps utile sur les différents aspects d'un projet ou son évolution ?

 

Oui, afin que les élus ne se réfugient pas derrière l’argument d’autorité des « contraintes techniques » pour refuser des projets.

 

  • organiser, chaque fois que nécessaire, des réunions avec des membres d'équipes d'animation de plusieurs quartiers - voire d'arrondissements limitrophes ?

 

Oui. Ce serait très important afin que les CQ aient une vision globale de l’arrondissement, et puissent se coordonner. Il faut une instance démocratique représentative des divers conseils de quartier, afin qu’ils ne restent pas isolés. Il en faudrait d’ailleurs aussi une au niveau parisien, même s’il faut veiller bien sûr à ne pas multiplier les réunions et les instances. Des assemblées parisiennes des conseils de quartier pourraient être organisées bien plus régulièrement, comme cela a d’ailleurs été fait une fois sur la question des personnes sans domicile.

 

B. Précarité et solidarité

 

5-Quel engagement pouvez-vous prendre sur le fonctionnement et l’action de la Coordination Précarité Xème ?

Il faut la faire fonctionner, avec un élu référent et peut-être un salarié (pas en emploi précaire !). Un poste à titre expérimental est prévu sur trois arrondissements dont le Xème. Cet emploi devrait être pérennisé et à terme il faudrait un temps plein pour le seul Xème (et aussi pour les autres arrondissements concernés). Pour nous, le social est une priorité !

 

6-L’historique des « vœux » montre la permanence des problèmes et la pertinence du projet “kiosque/bagagerie/sanitaires”. Ce projet vous paraît-il suffisamment important pour y affecter ou préempter des espaces sur l’arrondissement ? Quel engagement prendriez-vous sur sa réalisation et sur un calendrier

 

La réalisation d’un kiosque d’accueil pour les exilés (avec interprètes etc…), d’une bagagerie pour les populations à la rue et de sanitaires pourrait être immédiate, d’autant que ces mesures ne nécessitent pas d’investissements importants. Rappelons à titre d’exemple que quand la Poste située près de la Gare de l’Est a été en travaux, des bâtiments en préfabriqué dotés d’électricité ont été installés en un temps record, à l’endroit même où se retrouvent de nombreux exilés !

Il s’agit donc d’une priorité. La responsabilité de l’Etat qui a fermé Sangatte quand Sarkozy était à l’intérieur est bien sûr engagée, mais la municipalité ne doit pas se retrancher derrière l’Etat comme c’est le cas actuellement pour dénier ses propres responsabilités face à une situation d’urgence. C’est inhumain et inacceptable.

 

7-Que prévoyez-vous de faire pour améliorer la situation des "exilés" (Kurdes,

Irakiens ou Afghans) du square Satragne et du jardin Villemin ?

 

Là encore, une partie de la question doit se résoudre au niveau national, avec la régularisation des sans papiers. Si entre 100 et 300 exilés d’Afghanistan et d’Irak passent un temps plus ou moins long autour des gares dans l’espoir de passer en Angleterre, s’ils en sont réduits à vivre dans la rue, c’est bien du ressort principal de l’Etat. Mais la Mairie ne peut se retrancher derrière ce fait pour refuser d’assumer l’urgence de la situation. C’est ce qu’elle fait notamment concernant le sort des mineurs dont elle refuse de s’occuper en disant que c’est le rôle de la DDASS. Un kiosque d’accueil doit immédiatement être mis en place avec notamment des interprètes, afin qu’ils soient au courant de leurs droits. C’est ce que réclame depuis des années le collectif des exilés du Xe et que la Mairie a toujours refusé de faire jusqu’ici. Des solutions d’hébergement autres que l’accueil dans des centres pour SDF, inadaptés, doivent être trouvées : ce point rejoint la question du logement social. Un soutien, une solidarité de la Mairie doivent être apportés à ces exilés, sans examen osseux pour déterminer leur âge !

 

8- Que pensez-vous faire pour faciliter l’accès à la voirie et aux bâtiments publics des personnes à mobilité réduite ?

 

Il y a un travail de mise aux normes qui est nécessaire, notamment concernant des bâtiments anciens. Par la construction de bateaux, d’équipements appropriés, des réponses doivent être apportées. Elles passent par un recensement des lieux à problème avant leur mise aux normes, puis par un plan d’aménagement. Malgré le Schéma directeur de l’insertion et du handicap établi par la Mairie, il n'existe à ce jour aucune information sur le recensement des établissements publics ne disposant d'aucun accès aux personnes à mobilité réduites. Ainsi, dans le Xe, comme à l'échelle de Paris, il est urgent de rattraper le retard, notamment au regard des exigences des normes européennes dans l'accessibilité des lieux et établissement accueillant du public aux handicapés. Ce projet devra prendre en compte le vécu des handicapés en associant les associations et structures spécialisées. Enfin, municipalité doit aussi engager une concertation vigoureuse avec la RATP et la SNCF pour améliorer l'accessibilité aux transports en commun parisiens, largement insuffisante.

 

 

 

 

C PROPRETE 

 

Quelques remarques liminaires : il convient de se mettre d’accord sur ce qu’on entend par propreté. A ce titre les critères du baromètre de la propreté doivent être mis en question : selon les arrondissements, la population qui y habite, les exigences, les normes et les définitions de la propreté peuvent varier. Ceci étant dit, pas de politique de la propreté sans investissement plus massif et central de la ville en ce domaine, or les moyens de la ville ont baissé depuis cette période. Ce qui pose deux questions : celle des services publics municipaux et du refus de la délégation au secteur privé (donc une remunicipalisation alors qu’actuellement des entreprises comme Véolia font de l’argent sur la propreté des Parisien-ne-s, et celle de la fiscalité locale, profondément injuste et qui devrait être réformée.

 

 

9-Qu’êtes-vous prêt-e à faire pour :

 

  • relancer la dynamique de partenariat entre mairie, services de la propreté et conseils de quartier ?

Nous nous engageons à relancer cette dynamique en augmentant les moyens consacrés à la propreté, dans le cadre des services publics municipaux et non de la délégation au privé. Des personnels supplémentaires doivent être engagés, avec un véritable statut et non dans la précarité comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui.

 

  • améliorer l’efficacité des actions menées ?

 

Là encore, c’est la logique du service public et non celle de la concession au privé qui doit dominer. Les conseils de quartier, les habitants, en lien avec les élus et les organisations syndicales des salariés de la propreté, doivent avoir un droit de regard sur le travail accompli et sur les modalités de son exécution.

 

  • faire que la propreté devienne une préoccupation pour chacun ?

 

Les appels à la bonne volonté individuelle, s’ils ne sont pas culpabilisateurs, sont nécessaires mais pas suffisants. Il faut une volonté politique centrale.

Un seul exemple : un des aspects frappants des problèmes de propreté dans le Xe réside dans la prégnance des odeurs d’urine, notamment près des gares. C’est désagréable mais cela souligne surtout le trop faible nombre de WC publics gratuits qui devraient être installés un peu partout dans l’arrondissement. Dans ce cas comme souvent, mieux vaut prévenir que guérir !

 

10-Pouvez-vous vous engager à donner l’exemple, en nettoyant les affiches politiques dans les huit jours suivant les élections ?

Nous ne pouvons pas prendre un tel engagement, qui ne serait que démagogie électorale. En effet, il nous faudrait pour cela les moyens des services de propreté, que nous n’avons pas ! Si nous collons des affiches sur les murs, c’est bien que l’arrondissement manque cruellement d’espaces réservés aux informations politiques, syndicales, associatives. La Mairie devrait mettre en place de tels panneaux. Il y a un véritable problème pour l’expression politique publique légale, y compris en terme de salles de réunions. Il serait du rôle de la municipalité de mettre à disposition des associations, partis, syndicats, groupes de citoyens, de tels locaux. Franchement, peut-on vraiment affirmer que les affiches politiques polluent plus le paysage que les publicités omniprésentes, notamment sur les panneaux Decaux généreusement octroyés par la Municipalité à un entrepreneur privé ? On en revient à notre remarque préliminaire sur la nécessaire définition de ce qu’on entend par pollution, propreté etc… 

 

 

 

D. Commerces de proximité et monoactivités

 

De nombreux habitants de nos quartiers se plaignent, depuis des années, des nuisances occasionnées par des monoactivités concentrées sur certains secteurs :

 

Là encore quelques remarques préalables : la volonté de disposer près de son domicile de commerces de proximité est largement légitime. Mais derrière les griefs contre la monoactivité ne doivent pas se cacher des préoccupations moins avouables et stigmatisantes pour certaines populations de l’arrondissement. Car enfin de quoi parle t-on quand on évoque la monoactivité ? De la monoactivité en matière de cristallerie et de vaisselle de la rue Paradis ? Des luthiers de la rue de Rome ou des bijoutiers de la place Vendôme, certes hors de notre arrondissement ?

Parfois, derrière la monoactivité, ce qui gêne c’est la concentration de populations d’origine immigrée, et pour nous c’est inacceptable. Par exemple dans le cas des commerces tamouls le long de la gare du Nord, il ne s’agit pas de monoactivité même si tous sont tenus par des commerçants d’une même origine : il y a des épiceries, de la téléphonie mobile, des restaurants. Ce qui gêne dans ce cas, est ce la « monoactivité » ou la présence dans le quartier d’une population d’origine étrangère qui a après tout bien le droit de se rassembler où bon lui semble tant que cela ne dérange pas autrui !

Il faut veiller à la diversité des commerces, bien entendu, mais même quand certaines rues concentrent beaucoup de boutiques consacrées à une même activité, il n’est pas rare qu’une rue plus loin il existe boulangerie, boucherie ou marchand de légumes.

Enfin, il ne faut pas exonérer la grande distribution et les avantages dont elle bénéficie de la responsabilité de la disparition des commerces de proximité.

 

11- Comment comptez-vous assurer le respect de la réglementation, en matière de livraisons, d’hygiène et de propreté  ?

 

Le lien entre « monoactivité » et manque d’hygiène ou de propreté ne nous paraît pas forcément évident. Cela dit, la municipalité doit veiller à l’application de la réglementation, au respect des riverains de tous les commerces. Les élus, avec le soutien des habitants, doivent faire pression sur la Préfecture et les services de propreté.

 

12- Quelles initiatives comptez-vous prendre pour promouvoir la diversité des commerces de proximité dans le quartier ?

 

Quand la situation est vraiment abusive, la Mairie peut faire jouer son droit de préemption sur certains baux commerciaux. Elle peut définir, par quartier, et en concertation avec les habitants un nombre souhaitable de commerces de proximité divers. Pour lutter contre les avantages de la grande distribution, nous souhaitons également que la Mairie prenne contact avec des organisations de producteurs, comme la Confédération paysanne, afin de mettre en lien commerçants et producteurs d’aliments de qualité.

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